Ville de Charlemagne

Bâtisseurs et personnalités

La Ville de Charlemagne n'entre pas dans la catégorie des villes au climat urbain et anonyme. Au fil du temps, bon nombre de charlemagnois auront laissé leur trace dans la tête ou le coeur de leurs concitoyens.

Ces gens d'exception ont certainement contribué à rendre à Charlemagne son unicité. Ainsi, afin de rendre hommage à sa juste valeur à l'héritage que ces derniers nous ont laissés, le Mur des Bâtisseurs et Personnalités a été érigé.

Situé au cœur du village au 25 rue St-Paul et adjacent au Parc du Centenaire, il vise à reconnaître et rendre hommage aux Charlemagnoises et Charlemagnois qui ont marqué l’histoire par leurs legs à la communauté d’ici et qui auront fait rayonner notre municipalité à l’intérieur ou au-delà de ses limites territoriales. Afin de procéder à la nomination de ces gens à l’apport exceptionnel, la Ville de Charlemagne a mis sur pied un comité qui a comme objectif de procéder à l’évaluation des candidatures. Ainsi, tous les citoyens sont invités à déposer la candidature de gens qui, pour différentes raisons, ont marqué Charlemagne. Les différentes candidatures seront reçues sous deux catégories possibles: Bâtisseurs ou Personnalités.

Le dépôt des candidatures doit être effectué avant le 1er février de chaque année. Le dévoilement se tiendra dans le cadre du déjeuner de la famille de la Fête nationale des Québécois, le 24 juin de chaque année.

Cahier de candidature

 

René Després, Bâtisseur

René Després
1952-2019

Né à Trois-Rivières, le 5 septembre 1952, il est le fils de Henri-Paul Després et de Pauline Corriveau qui comptent 8 enfants. Marié à Nicole Lachapelle, il est père de 2 enfants, Michel et Chantal et grand-père de 2 petits-fils, Benjamin et Maddox.

René Després débute sa carrière en 1969 à titre de comptable après avoir complété ses études à l’Académie de la Vérendrye puis à l’École des hautes études commerciales et à l’Institut des banquiers Canadiens. Il crée sa propre entreprise de construction en 1974. Au fil des ans, il remporte deux prestigieux prix « Domus », soit celui le plus convoité, remis au « Constructeur de l’Année » en 2006 et celui du meilleur projet résidentiel avec la rue des Manoirs en 2010.

Bon père de famille, René Després s’implique d’abord dans sa communauté auprès des organismes communautaires. Il cumule les fonctions de secrétaire de l’Association de hockey et de baseball mineur et de président-fondateur du Club de soccer Charlemagne. Il est également membre du Club Optimiste et des Chevaliers de Colomb. Il sera également président du comité de parents de l’école Émile-Despins puis président du comité exécutif du Musée d’Art de Joliette durant plusieurs années.

En 1982, âgé de 30 ans et débordant d’énergie, René Després est élu conseiller municipal. Il redouble d’ardeur et s’implique davantage sur le terrain tant sur le plan des loisirs que de préserve du patrimoine architectural. Considérant son intérêt grandissant de la politique, il entreprend un second mandat de conseiller. Avec l’expérience et tout autant de fougue, il reçoit la confiance de Jacques Laurin qui trouve en lui un homme capable de conduire de grands dossiers, ne reculant devant aucune difficulté.

En 1986, toujours sous la gouverne du maire Jacques Laurin, l’approvisionnement en eau potable préoccupe particulièrement le conseil de ville. Après des efforts soutenus, c'est en 1989 que la Ville de Charlemagne est officiellement alimentée en eau potable par la Ville de Montréal. Il s'agit de la première et dernière ville située à l’extérieur du territoire montréalais qui s’approvisionne en eau potable à partir de ses installations. Un exploit de monsieur Laurin et de son équipe, dont fait partie monsieur Després, qui bénéficie à la ville tous les jours encore aujourd’hui.

Il devient maire en novembre 1994 et est réélu pour un second mandat en 1998. En plus de cette fonction, il siège aux conseils de la Municipalité régionale de comté de l’Assomption, du Centre local de développement et de Culture Lanaudière.

La culture, le renouvellement des édifices municipaux, la prestation des services offerts et le développement immobilier sont au cœur de ses priorités. C’est donc, avec des idées bien précises de ce qu’il veut accomplir qu’il s’engage pour deux mandats successifs à la mairie. Ce sont des années fastes en termes de réalisation et de vie communautaire. Le Centre d’exposition Lanaudière voit le jour et des artistes, tel le regretté Normand Forget, laissent leurs marques dans notre paysage. Le Croissant D’O, fontaine sculpture qui orne l’extérieur de l’hôtel de ville, la sphère Céline-Dion qui marquera l’entrée de ville et l’obélisque à la bibliothèque municipale.

Ces années à la mairie sont également caractérisées par ses efforts pour convaincre Yves Blais, alors député du comté Masson de l’importance et de la nécessité des subventions qui permettront la construction du mur antibruit de l’autoroute 40 et de la construction du Centre communautaire qui, depuis 2016, porte fièrement son nom. Il rend également possible l’acquisition du chalet de l’Ile-aux-Trésors et permet la mise en place du nouvel hôtel de ville jumelé au réaménagement complet du parc du Petit-Bois-des-Pères.

deux mandats à la mairie, René Després laisse le vie politique et se concentre à son entreprise. Ses réalisations caractériseront le paysage charlemagnois à tout jamais avec la création de près de 350 unités de logements, condos ou autres qui permettront l’ajout de quelque 600 citoyens et l’augmentation significative de la valeur foncière de la ville.

M. Després laisse une empreinte tangible sur notre paysage urbain que ce soit en héritage de sa carrière politique intense ou de celle d’homme d’affaires aguerri. Ses actions distingueront définitivement deux époques dans l’histoire de Charlemagne : l’avant et l’après René Després.

Homme disponible et dévoué aux intérêts de sa communauté, René Després est un grand bâtisseur, mais aussi un gestionnaire attentif et un homme de famille attentionné.

Camille Laurin, Personnalité

Camille Laurin

Né à Charlemagne, le 6 mars 1922, il est le quatrième d’une famille de 14 enfants nés de Éloi Laurin, travailleur acharné et de Mary Morin, une femme joyeuse qui eut une grande influence sur son fils. Marié à Francine Castonguay, il est père de 2 enfants, Marie-Pascale et Marise-Annick.

À son entrée à l’École de Charlemagne, alors sous la gouverne des Sœurs de Ste-Marie, Camille Laurin collectionne les meilleures notes. En 1936, il entre au collège de L’Assomption où il maintient le statut de premier de classe. Bien qu’attiré par le monde, il se décide à entrer au Grand séminaire de Montréal en septembre 1942. Toutefois, malgré que les cours le passionnent, la discipline et le climat du clergé de l’époque lui pèsent. Il se résout à quitter le séminaire en avril 1943.

Sans hésiter, il s’inscrit à la faculté de médecine de Montréal. Alors âgé de 21 ans, une nouvelle vie teintée de liberté s’offre à lui, pour qui les études de médecine ne sont pas plus difficiles que celles collégiales. Disposant de temps libre, il s’occupe en participant à un cercle d’étudiants en médecine qui s’intéressent à des sujets inconnus du programme officiel tel que l’éthique médicale, la dimension philosophique de la médecine et la psychanalyse. En plus de sa participation au journalisme étudiant, ces occasions lui permettent de s’ouvrir à la pensée contemporaine et il se lie avec les responsables nationaux de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC).

1946, il se rend à Prague où il participe, avec la JEC, à un congrès international d’étudiants. Pour la première fois, il fait la rencontre de jeunes communistes. Cette rencontre sera déterminante pour lui qui verra ses convictions et certitudes ébranlées. Son biographe explique : « Alors qu’il a toujours pensé que l’amélioration de la condition humaine devait s’appuyer sur Dieu et la pratique de la religion catholique, des gens de sa génération, qui ont connu les horreurs de la guerre et dont le vécu est passablement plus dense que le sien, viennent soutenir le contraire et même prétendre que l’homme doit nier Dieu s’il veut progresser ». De retour à Montréal, bien qu’il rejette l’athéisme, il est fasciné par un idéal de libération de la classe ouvrière et tente d’intégrer aux notions de liberté et de croyance en Dieu, ce qu’il juge le meilleur du communisme. Il écrit : « Il faut instaurer un véritable socialisme : conserver les positions acquises, liberté de la presse, liberté d’opinion, etc., et les rendre efficaces, concrètes par des réformes de structure qui feront disparaître l’aliénation sous toutes ses formes ». Toute l’action future de Camille Laurin se trouve dans ces quelques lignes. 1948, il deviendra responsable national des congrès de JEC et toute sa vie, il restera fidèle aux convictions acquises au gré de ces rencontres.

En mai 1950, il reçoit son diplôme de médecine et se marie le mois suivant. Ayant peu d’intérêt pour les soins du corps, il choisit la psychiatrie comme spécialisation. À partir de 1951, il étudie aux États-Unis puis en France afin d’acquérir les connaissances et l’expérience nécessaires. Par correspondance depuis Paris, il participe à la réflexion de laquelle découleront les fondements de la réforme de la Faculté de médecine, de la création d’hôpitaux universitaires et de l’enseignement de la psychiatrie moderne. À la demande des autorités universitaires de Montréal, il parcourt l’Europe pour y étudier les systèmes de soins psychiatriques. Son rapport préconise, entre autres, la mise du pied d’une politique d’intégration sociale et de réhabilitation du malade ainsi que des mesures de prévention et de dépistage précoce de la maladie. De retour à Montréal en 1957, il réussira à moderniser totalement le système québécois.

La notoriété acquise de sa brillante carrière le mènera à la vie Politique. Partisan de la Révolution tranquille, il s’intéresse à l’aventure de René Lévesque qui vient de quitter les libéraux. Invité par des amis à assister comme observateur au congrès fondateur du Parti québécois, il en ressort élu à la présidence. Flatté, il accepte ce poste qui fait de lui le numéro deux du parti et adjoint de René Levesque. En avril 1970, il est élu député dans Bourget. Il est toutefois défait de justesse en 1973 et reprend alors la pratique de la psychiatrie en continuant de s’occuper du parti.

En 1976, il est réélu député de Bourget alors que René Lévesque vient de prendre le pouvoir. Ce dernier fait de Camille Laurin son ministre d’État au développement culturel. C’est dans le cadre de cette fonction qu’il parviendra non sans effort, mais avec un calme et une persévérance imperturbable, à faire adopter, le 26 août 1977, la loi 101 ou Charte de la langue française, sans modifications significatives.

C’est par fidélité à son idéal souverainiste que Camille Laurin quitte le pouvoir en 1984 avant d’être réélu député de Bourget de 1994 à 1998. Il meurt à Vaudreuil-Dorion le 11 mars 1999, âgé de 76 ans.

Pour l’ensemble de son œuvre, il est à la fois considéré comme « le père de la psychiatrie moderne » et « le père de la loi 101 ». 

 

 

Médéric Lebeau, Bâtisseur

Médéric Lebeau 

« Assemblée du vingt-neuvième jour du mois de décembre 1906, tenue à l’École publique du village à dix heures de l’avant-midi.

À cette assemblée, Messieurs Elzéar Éthier, Édouard Bonenfant et Louis-Philippe Longpré, choisis antérieurement comme conseillers municipaux, prêtèrent le serment d’office séance tenante : les Messieurs Médéric Lebeau, Toussaint Laurin, Hormidas Bellhumeur, et François Payette produisirent le papier démontrant qu’ils avaient prêté leur sermet d’office antérieurement.

Il fut alors proposé par le conseiller Édouard Bonenfant, secondé par le conseiller Toussaint Laurin, que le conseiller Médéric-Lebeau soit choisi comme maire de la nouvelle municipalité. Tous les sont unanimes. M. Médéric Lebeau est alors assermenté comme Maire.

Après avoir adressé quelques paroles de remerciement pour l’honneur qu’on venait de lui faire, Monsieur le maire prit son siège au milieu des applaudissements de l’assemblée satisfaite. »

C’est ainsi que Médéric Lebeau devient le premier maire de ce qui est aujourd’hui la Ville de Charlemagne. Si le premier conseil voit le jour en 1906, c’est en 1871 que des hommes avec une volonté de chefs voulurent enclencher le processus de séparation de la paroisse Saint-Paul L’ermite.

Ces hommes nouveaux, qui ne savent peut-être pas tous lire mais qui possèdent une vision de l’avenir tournée vers le bien-être de leurs enfants, réussissent à faire signer par le deux-tiers des propriétaires du village une requête au conseil municipal du comté de L’Assomption dans le but d’obtenir l’érection de Charlemagne en municipalité séparée de Saint-Paul l’Ermite.

À titre de maire, la première tâche de Médéric Lebeau est d’adresser une requête au préfet du comté de L’Assomption dans le but de faire changer le nom du Village Laurier en celui de municipalité du Village de Charlemagne. Le 18 avril 1907, le gouvernement du Québec répondra à la requête des édiles charlemagnois.

En 1909, toujours à titre de maire de Charlemagne, Mr. Lebeau fait partie des syndics élus aux fins d’organiser une souscription publique parmi les résidents. Le montant recueilli sert au paiement de la construction d’une chapelle qui devra être desservie par Saint-Paul L’Ermite. Monsieur Lebeau restera un des syndics actifs qui adresseront à l’archevêché un document signé, de soixante-dix-neuf propriétaires et de soixante-trois locataires, pour la création d’une nouvelle paroisse. Suite à la réponse favorable de l’archevêque, le 11 décembre 1910, Médéric Lebeau est élu marguiller du premier conseil de Fabrique. Au fil du temps, la chapelle sera agrandie et transformée jusqu’à devenir l’église que nous connaissons aujourd’hui. Commerçant important du village de l’époque, il n’est pas surprenant de trouver son nom dans le livre de comptes de la construction de l’église.

De nouveaux services voient le jour durant les années de présence à la mairie de Médéric-Lebeau. Sur le plan scolaire il y la création de la Commission scolaire de Charlemagne en 1907 et sur le plan de la sécurité publique, des constables spéciaux font leur apparition en 1909.

Si l’économie initiale du village repose sur le moulin à scie, de nombreux commerces répondent aux besoins de la population et animent le village. Parmi ces commerçants figure Médéric Lebeau, propriétaire du Magasin général Lebeau. De longues années durant, celui-ci prend place sur la rue Notre-Dame, artère importante de la communauté. Plus tard, son fils Raoul achète le magasin de son père. En 1950, ce dernier sépare son commence en deux pour ses fils : Damien, s’occupera de l’épicerie et Armand, prendra les rênes de la quincaillerie. Ils en seront donc à la 3ième génération de commerçants.

Né à St-Jacques l'Achigan le 15 mars de l’année 1849, il est le fils de Léandre Lebeau et de Esther Racette. Marié à Marie-Lydia Forest, il est père de 3 garçons soit Raoul, Armand et Arthur et 2 filles, Blanche et Aline qui devinrent toutes deux religieuses. La descendance des Lebeau fût assurée par les hommes de la famille qui eurent à leur tour pas moins de 10 enfants soit 5 garçons et 5 filles. Médéric-Lebeau fût maire de 1906 à 1912.

 

Ernest Bourgault, Bâtisseur

Ernest Bourgault
1918-2009

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Ernest Bourgault est né le 10 octobre 1918 à Saint-Brieux, une communauté francophone de la Saskatchewan où il grandit sur la ferme familiale. Assez jeune, son maître d’école lui fait découvrir Baden-Powell et le scoutisme. Ce mode de vie, basé sur l’action communautaire, est une révélation pour Ernest Bourgault. Et cette révélation lui inspirera les valeurs qui marqueront sa vie, mais également, quelques années plus tard, celles de nombreux jeunes charlemagnois et charlemagnoises.

Ainsi, c’est armé de ce bagage de vie qu’il quitte pour Montmorillon en France, afin de compléter ses études. Au cours des sept étés qui suivront, il pratiquera le scoutisme avec les Scouts catholiques de France, question de parfaire ses connaissances. Puis départ pour l’Italie d’où arrive alors mai 1939, période à laquelle l’Italie entre en guerre. Les cours sont interrompus et Ernest Bourgaullt doit alors regagner la France qui signe l’armistice avec l’Allemagne. À titre de sujet canadien, et donc britannique par alliance, il est arrêté et compte parmi les premiers prisonniers des Allemands à connaître la vie au sein des camps de concentration, à Drancy.

la majorité de ses compagnons d’infortune se résignent et acceptent leur sort, lui se fait la promesse qu’il ne restera pas en captivité. Après de multiples tentatives infructueuses, c’est dans la nuit du 14 Juin 1941, qu’il réussit une audacieuse évasion en compagnie de quelques hommes. Cette évasion marque le début d’un périple européen qui le mènera à Londres et finalement, à Montréal. Durant ce temps, il fait la promesse qu’à son tour, il s’assurera de faire connaître le scoutisme en de nouveaux lieux. Il termine sa formation de chef scout à l’École de Charmarande, sous le faux nom d’André Stervinou.

Dès son arrivée au Québec en 1943, il s’installe à Charlemagne. Et c’est à ce moment qu’il fera sa marque chez nous. Ainsi, le 2 mai 1943, avec l’appui des Prêtres de Sainte-Marie, la promesse est tenue : le scoutisme s’implante à Charlemagne. L’engouement de la population est instantané et entraine au fil des ans la multiplication des unités. Apparaissent entre autres les Louveteaux, les Jeannettes, les Éclaireurs, les Kamsoks, le clan des Totémisés, les Castors. La promesse aura été remplie au-delà de toute espérance, bénéficiant à des générations de Charlemagnois et Charlemagnoises qui connaîtront là, la première forme de loisirs organisés. Néanmoins, trois ans plus tard, ce natif de l’ouest quitte Charlemagne pour aller retrouver les prairies de son enfance. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il rencontre celle qui deviendra sa femme, Gilberte Châtelain avec qui il aura six beaux enfants.

S’il y trouve l’amour, il constate à regret l’incapacité de vivre en français et d’élever sa famille dans sa langue maternelle hors du Québec. Affligé par ce recul de la langue française, il milite pendant de nombreuses années pour sa protection. Il fera état de ce combat dans l’une des deux œuvres littéraires dont il est l’auteur, « Le grand nettoyage canadien ». Il est également l’auteur du livre « Ma guerre buissonnière » qui raconte l’impressionnante histoire de sa vie.

Au fil du temps, de nombreux honneurs lui sont destinés. D’abord, la remise de la médaille de la Gouverneure générale du Canada ainsi que celle de Scoutisme Canada. Puis à Charlemagne, une nouvelle médaille voit le jour en 1999, soit la médaille Ernest-Bourgault qui vise à souligner l’action bénévole dans la collectivité de Charlemagne. Près de vingt ans plus tard, Ernest Bourgault sera de retour dans la région lanaudoise où il terminera ses jours à Repentigny, au terme de l’été 2009.

Maurice Dufort, Personnalité

Maurice Dufort
1922 - 2016

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Maurice Dufort est né à Charlemagne le 22 mars 1924. Il est le fils de Paul Dufort et Anna Sénécal, que la vie a rendu veuve très jeune. La mère de famille dû donc élever seule ses 4 enfants. Afin de subvenir aux besoins de la famille, Anna Sénécal travaille chez la famille d’Éloi Laurin. Ainsi, Maurice est pris en tutelle par sa tante maternelle qui assure son éducation.

Il a l’opportunité de faire des études classiques au séminaire d’Ottawa puis, à la fin de celles-ci, il se marie à Lucille Mathieu et s’établit dans la maison familiale située au coin des rues Notre-Dame et St-Hilaire où il aura trois filles : Louise, Sylvie et Marie-Claude. Rapidement, il s’implique dans la communauté en devenant membre de la Société St-Jean-Baptiste et membre du conseil de surveillance de la Caisse populaire fondée deux ans plus tôt.

En 1951, fort des principes formateurs appris au collège, il participe à la fondation de la première meute de louveteau. Avide de connaissance et soucieux de mieux transmettre son savoir, il participe à bon nombre de stages et formations. Dès le tout début, une quarantaine de jeunes se joignent à lui. En 1955, il sera l’un des rares canadiens à s’envoler vers l’Europe où se tiendra un Jamboree international qui rassemble des scouts de partout à travers le monde. Son action sera reconnue dans la communauté grâce, entre autres, à de nombreuses reconnaissances scoutes telles que : le badge de bois, ou dent d’Aleka et le foulard à tartan. Le mouvement scout de Charlemagne lui remettra à son tour la prestigieuse médaille Ernest Bourgault.

Sur le plan professionnel, Maurice n’hésite pas à convertir le boudoir familial en bureau afin de commencer à assurer la trésorerie pour les écoles locales tout en travaillant chez Dupuis & Frères à Montréal. Plus tard, il quitte définitivement son emploi afin de se consacrer entièrement à cette nouvelle tâche.

C’est dans cette même période que M. Dufort, accompagné de quelques pionniers de la première heure, travaille de concertation avec le Ministère de l’éducation afin de concrétiser le projet de création d’une commission scolaire régionale. Une fois cette la résolution adoptée, le groupe d’homme travaillent désormais à la réalisation de la construction d’une « école régionale ».

S’en suivent des mois et des années de rencontre, d’échanges, de concertation, de soumissions, de calculs, de pourparlers, de négociations ou de réunions avec des ministres, des ingénieurs ou des arpenteurs. Puis, en 1962, fier et fébrile, Maurice Dufort participe à la première pelletée de terre de ce projet marquant dans le paysage lanaudois et le quotidien de jeunes charlemagnois : l’implantation et l’achèvement de la polyvalente Jean-Baptiste-Meilleur. Il est impliqué et présent dans chacune des étapes de la démarche.

Jumelées à une collaboration de plus de 40 ans, la ténacité, la droiture et la persévérance de cet homme de principe permettent encore aujourd’hui la scolarisation de plus de 1800 élèves de l’établissement JBM et de plus de 41 000 élèves de la Commission scolaire des Affluents, autrefois nommée la commission scolaire Le Gardeur. Le 19 octobre 2013, sous la gouverne de monsieur Paul-Gérin Lajoie, est célébré le 50ème anniversaire de l’École Jean-Baptiste Meilleur. C’est sans surprise qu’est dignement souligné le nom de Maurice Dufort. Encore aujourd’hui, son nom est gravé sur la plaque de bronze située à l’entrée de l’établissement, faisant la fierté de ses filles.

Monsieur Dufort est décédé le 28 avril 2016. Homme d’arrière scène et n’étant pas du genre à vouloir se faire remarquer, il était un homme de peu de mots. Mais ceux qu’ils utilisaient étaient pensés, pesés et sensés. Son apport aura été grand tant sur le plan du loisir que sur le plan éducationnel.


 

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